LE VOYAGE DU TISSU
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PHOTO — RANGÉES DE TISSU, GRAND BAZAR, ISTANBUL [PLACEHOLDER]
REC 0135MM, LUMIÈRE DU JOUR 01 — ISTANBUL, LE GRAND BAZAR
Une fois par saison, la laine est choisie à la main au marché couvert d'Istanbul — au poids, au tombé, à la façon dont elle prend la lumière. Quatre cents à cinq cents grammes le mètre. Rien en dessous.
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PHOTO — ROULEAU DE LAINE, COUPÉ À LONGUEUR [PLACEHOLDER]
REC 02LE ROULEAU, MACRO 02 — LA COUPE
Chaque rouleau est coupé à la longueur des commandes qu'il deviendra. Les chutes sont gardées — elles reviennent en écharpe MAKI. Rien ne quitte la table à l'état de déchet.
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PHOTO — LA ROUTE, PAR VOIE DE TERRE, ISTANBUL → TBILISSI [PLACEHOLDER]
REC 03PAR LA ROUTE, CRÉPUSCULE 03 — LA ROUTE
D'Istanbul, la laine voyage par la route jusqu'à Tbilissi — un jour et demi, une frontière. Ce qui arrive est plus que du drap : il a déjà fait le voyage qui donne son nom au manteau.
Fait pour rester.
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PHOTO — L'ATELIER, TBILISSI, FIL ROUGE SUR LA MACHINE [PLACEHOLDER]
REC 04FIL ROUGE, MACHINE 04 — L'ATELIER
Dans un atelier de deux pièces du vieux Tbilissi, le manteau se construit un par un — coupé, formé, doublé de sa couleur vive. La dernière opération est la piqûre rouge — le long de la couture dorsale, à l'extérieur, du col à l'ourlet, parfaitement droite. Le fil rouge est la signature.
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PHOTO — LE STUDIO, PARIS, CONTRÔLE DE LA COUTURE [PLACEHOLDER]
REC 05LUMIÈRE DU JOUR, PARIS 05 — PARIS, LE CONTRÔLE
Chaque manteau continue jusqu'à Paris. Là, il est contrôlé couture par couture — la piqûre rouge ne peut pas dévier de plus de deux millimètres sur tout le dos. Ce qui passe reste. Ce qui ne passe pas retourne à la machine.
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PHOTO — MANTEAU FINI, ÉTIQUETTE NUMÉROTÉE À LA MAIN [PLACEHOLDER]
REC 06ENCRE SUR ÉTIQUETTE 06 — LE NUMÉRO
Numéroté à la main sous le col, par la fondatrice — votre numéro, sur trente. Puis il est plié, emballé et expédié de Paris. Fait pour rester.